Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 16:16
 

   Tout s'est passé très vite.

 

Dès les prises instruments finis, nous avons commencé les voix. Je ne pensais que cela allait me demander autant d'énergie, autant d'efforts. 

DSC00614 nous

 

Remettons en contexte; Les prises voix ont débuté au bout d'un mois de studio. Un mois de musique, de partage et de fête. Je commençais mes prises épuisé. Epuisé physiquement par toute l'énergie qu'avait demandé les répétitions, les prises, les ajustements. Epuisé psychologiquement par la longueur que prenait les événements. En effet, je n'étais vraiment pas prêt à tout gérer et je me suis vraiment éparpillé entre les livrets, l'édition finale des textes, le mixage et les prises voix. D'autant que nous nous étions vraiment mis la pression avec un concert de « sortie d'album » 15 jours seulement après l'hypothétique fin de la session. Heureusement que les gars avec qui j'ai travaillé étaient la et ont su me soutenir et m'aider quand j'en avais besoin.

 

 

 

Bref, parlons musique.

 

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Faire des prises voix pour ce genre de musique est vraiment étrange car l'interprétation est très délicate. Une prise peut très bien être juste, dans le temps et pourtant rien ne se passe. Au contraire, une autre peut être émouvante mais parfois un peu fausse ou un peu flottante rythmiquement. Le tout a été de trouver l'équilibre. Il a fallut également trouver un équilibre de travail. Je dois vraiment remercier Seb du studio qui a eu la patience de m'écouter, de me laisser expérimenter des choses, qui a su me rassurer lorsqu'il le fallait ou parfois me pousser à aller plus loin.

 

 

 

J'ai vraiment rencontré des difficulté sur les passages les plus doux. Les épisodes plus rock ont été beaucoup plus faciles pour moi, question d'habitude sûrement. Et pourtant je crois qu'au final les premiers sont bien plus réussis. Il m'est parfois arrivé d'enregistrer deux à trois fois la même chanson. Tout effacer pour tout recommencer. Parfois les prises se faisaient plus facilement sur des chansons comme « that remainded » et parfois elle étaient plus délicates comme sur « Remember ».

 

Mon état de fatigue a naturellement beaucoup joué. Et pourtant, je crois qu'au final ce a apporté quelques couleurs intéressantes comme sur tout le début de « it's raining » ou j'étais vraiment au bout du rouleau et ou je n'avais plus du tout la foie dans ce que je faisais. Cela donne vraiment une ambiance particulière.

J'ai fini mes prises voix par « I'm circling » le dernier jour de studio, vers deux heures du matin entre deux mixs.

 

 

La fin du mixage a été également toute une aventure.DSC00616nous

 

Nous avions rendez-vous au studio de mastering le vendredi à 16h00. Nous nous apprêtions donc, jeudi matin vers 9h00 à passer notre dernière journée au Scrub. Il nous restait une masse assez énorme de travail. Finalement nous avons passé la journée, la soirée, la nuit et la matiné à mixer sans discontinu jusqu'à l'ultime export avant de nous rendre chez master +. Nous avons directement enchaîné avec le master soit plus de 35 heures de mixages sans dormir ni sans s'arrêter.

 

 

 

Un mix s'abandonne et ne se fini jamais. Avec ce dernier rush de son, il y a évidemment des erreurs , des approximations et même une certaine forme d'abandon de certains morceaux, plus ou moins aboutis. Évidemment j'éprouve quelques regrets à l'écoute de l'album. Mais je crois très sincèrement que l'aspect humain, tout se qui s'est passé, et tout ce que cela promet dépasse de très loin ces frustrations purement techniques.

Par Ian
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 12:51
Par Ian
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Dimanche 23 août 2009 7 23 /08 /Août /2009 16:23


La troisième semaine de session s'achève déjà...

Tout comme les deux premières, cette dernière aura été riche à tous points de vue.

Tout d'abord l'enregistrement du violoncelle: même si nous n'avons pas eu assez de temps pour tout finir ce que je voulais, je pense que l'instrument va beaucoup apporté par sa couleur à l'album. Il souligne les envolées et soutient les passages doux.

Nous avons également fini les guitares. Le fait de jouer sur un Fender hot rodes a été un énorme plus pour le son: sa chaleur, son grain, donne une dimension vraiment particulière. Du son clean à la légère distorsion, accompagné d'un delay, d'une reverbe ou encore d'un trémolo, nous avons vraiment réussi à aller là où je le désirais.

Je crois pouvoir assurer que les deux jours passés à Pontivy pour enregistrer les pianos ont été vraiment très intéressants: tout d'abord d'un point de vu technique car l'emplacement des micros plus ou moins proche du piano, plus ou moins proche de la table ou encore des doigts oriente beaucoup la couleurs du piano. D'autant plus que nous avons pu enregistrer sur un Schimmel qui a une sonorité, une rondeur, une profondeur vraiment exceptionnelle.

Tout l'album aura donc été enregistré avec de vrais instruments. Il n'y a aucun midi, aucun instrument virtuelle, aucune programmation. C'était très important pour moi d'en passer par là, pour vraiment ressentir le côté humain de la musique. Bien sur cela nous a amené a quelques difficultés, en effet, aucun recalage midi n'est possible, et, une fois que la prise est faite, il est presque impossible de revenir dessus. Plus qu'un problème j'estime que c'est un véritable charme. Il n'y a rien de pire que la rigueur métronomique d'un piano directement programmé dans l'ordinateur. Et puis le son n'a rien à voir non plus. Je crois que nous sommes arrivés à un son de piano vraiment magnifique.
Bref, nous avons vraiment recherché à chaque fois le grain, la chaleur, la profondeur que produisent de vrais instruments, ainsi que tout le matériel à lampe à notre disposition.


Aujourd'hui, presque tout le monde est parti, il ne reste que Seb, l'ingé son et moi. C'est un peu bizare, après avoir été jusqu'à sept ou huit ici. Je pense que cet espèce de nostalgie qui s'est installée sera bénéfique à la suite de l'album: nous entammons le mixage en parallèle des prises voix. Ce spleen va m'aider je pense à coloré tout le travail qu'il nous reste à faire.

Nous avons prémixé un morceau, no shame. Vous pouvez d'ailleurs l'écouter ici

http://vimeo.com/6223571



C'est fou de voir à quel point on peut orienter une composition par le mixage. Cette chanson en particulier aura connu pas mal d'évolutions. Je l'avais d'abord pensé de manière très électro, sans guitare avec une boite a rythme machinique. Elle s'est ensuite muée en pop song à la toto, dans un esprit beaucoup plus shuffle lorsque je l'ai jouée à la guitare avec les autres musiciens. Puis nous avons décidé de la jouer beaucoup plus soft, épurée, en donnant une grande importance à la couleurs principale: sombre, dissonante presque poisseuse.
L'enregistrement et le mixage presque finis,on obtient chanson assez triphop avec un retour du côté électronique grâce au jeux de Yoan le batteur, tout en finesse qui, une fois passé dans des filtres, paraît vraiment sortir tout droit d'un sampleur... Tout le travail sur l'inversion de certains sons contribu beaucoup à cette teinte. C'est vraiment un travail passionnant que d'expérimenter des effets, des filtres, des combinaisons à posteriori.

Bref, il reste encore un travail énorme à accomplir sur le chant et le mixage...
Par Ian
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 20:56
http://vimeo.com/6223571
Par Ian
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 19:16
Par Ian
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