Dimanche 23 août 2009
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16:23
La troisième semaine de session s'achève déjà...
Tout comme les deux premières, cette dernière aura été riche à tous points de vue.
Tout d'abord l'enregistrement du violoncelle: même si nous n'avons pas eu assez de temps pour tout finir ce que je voulais, je pense que l'instrument va beaucoup apporté par sa couleur à l'album.
Il souligne les envolées et soutient les passages doux.
Nous avons également fini les guitares. Le fait de jouer sur un Fender hot rodes a été un énorme plus pour le son: sa chaleur, son grain, donne une dimension vraiment particulière. Du son clean à
la légère distorsion, accompagné d'un delay, d'une reverbe ou encore d'un trémolo, nous avons vraiment réussi à aller là où je le désirais.
Je crois pouvoir assurer que les deux jours passés à Pontivy pour enregistrer les pianos ont été vraiment très intéressants: tout d'abord d'un point de vu technique car l'emplacement des micros
plus ou moins proche du piano, plus ou moins proche de la table ou encore des doigts oriente beaucoup la couleurs du piano. D'autant plus que nous avons pu enregistrer sur un Schimmel qui a une
sonorité, une rondeur, une profondeur vraiment exceptionnelle.

Tout l'album aura donc été enregistré avec de vrais instruments. Il n'y a aucun midi, aucun
instrument virtuelle, aucune programmation. C'était très important pour moi d'en passer par là, pour vraiment ressentir le côté humain de la musique. Bien sur cela nous a amené a quelques
difficultés, en effet, aucun recalage midi n'est possible, et, une fois que la prise est faite, il est presque impossible de revenir dessus. Plus qu'un problème j'estime que c'est un véritable
charme. Il n'y a rien de pire que la rigueur métronomique d'un piano directement programmé dans l'ordinateur. Et puis le son n'a rien à voir non plus. Je crois que nous sommes arrivés à un son de
piano vraiment magnifique.
Bref, nous avons vraiment recherché à chaque fois le grain, la chaleur, la profondeur que produisent de vrais instruments, ainsi que tout le matériel à lampe à notre disposition.
Aujourd'hui, presque tout le monde est parti, il ne reste que Seb, l'ingé son et moi. C'est un peu bizare, après avoir été jusqu'à sept ou huit ici. Je pense que cet espèce de nostalgie qui s'est
installée sera bénéfique à la suite de l'album: nous entammons le mixage en parallèle des prises voix. Ce spleen va m'aider je pense à coloré tout le travail qu'il nous reste à faire.
Nous avons prémixé un morceau, no shame. Vous pouvez d'ailleurs l'écouter ici
C'est fou de voir à quel point on peut orienter une composition par le mixage. Cette chanson en particulier aura connu pas mal d'évolutions. Je l'avais d'abord pensé de manière très électro, sans
guitare avec une boite a rythme machinique. Elle s'est ensuite muée en pop song à la toto, dans un esprit beaucoup plus shuffle lorsque je l'ai jouée à la guitare avec les autres musiciens. Puis
nous avons décidé de la jouer beaucoup plus soft, épurée, en donnant une grande importance à la couleurs principale: sombre, dissonante presque poisseuse.
L'enregistrement et le mixage presque finis,on obtient chanson assez triphop avec un retour du côté électronique grâce au jeux de Yoan le batteur, tout en finesse qui, une fois passé dans des
filtres, paraît vraiment sortir tout droit d'un sampleur... Tout le travail sur l'inversion de certains sons contribu beaucoup à cette teinte. C'est vraiment un travail passionnant que
d'expérimenter des effets, des filtres, des combinaisons à posteriori.
Bref, il reste encore un travail énorme à accomplir sur le chant et le mixage...
C'est la fin de quelque chose de magique, d'un "temps intemporel", mais surtout c'est le début de tout le reste..
Toute l'équipe a fait de son mieux, tout simplement pour que tu puisses faire du tien ensuite dans les meilleures conditions. Je pense que je peux parler au nom de tous pour dire qu'on ne doute pas un instant de ce que va rendre ton travail à présent, ni du tien, ni de celui de Seb.
Mais l'expérience ne s'arrete pas là, notre prochain travail sera de donner vie encore et encore à cette musique, mais cette fois en live ...
A plus au coota. Tcho. Z